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15.03.2019
Brexit: le temps presse

Alors que les responsables politiques continuent de chercher une voie pour sortir de la crise du Brexit, le compte à rebours jusqu’à la date limite continue de descendre inéluctablement. C’est désormais au tour des entreprises de se préparer en conséquence à toutes les éventualités. Un thème clé: la douane.
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Le 29 mars 2019, 23 heures, à Douvres (Angleterre): cela pourrait être un vendredi soir comme les autres... ou bien marquer profond bouleversement dans l’histoire de la ville portuaire. Comme une machine bien huilée, le principal port de ferrys du pays fait actuellement passer des camions venant des villes françaises de Calais et Dunkerque avant qu’ils ne se dispersent dans toute la Grande-Bretagne: jusqu’à 10 000 par jour. Dans le cas d’un «Brexit dur», cette machine pourrait, d’un jour à l’autre, s’enliser massivement.

En effet, tous les camions entrants devraient alors être contrôlés aux frontières. Les ports de Douvres et de Calais, ainsi que le tunnel sous la Manche proche, par lequel passent 1,6 million de camions chaque année, seraient particulièrement touchés. Des liaisons alternatives à ce goulot d’étranglement n’existent guère. Des embouteillages et des temps d’attente considérables semblent donc inévitables.

Il est temps d’agir

L’économie observe, plus tendue que jamais, la situation concernant l’accord de sortie de l’UE, longuement négocié entre les Britanniques et l’UE. Quelles exigences de la Chambre basse britannique peuvent encore être mises en place à court terme? Et trouveront-elles au final des majorités pour un accord adapté des deux côtés de la Manche?

La situation semble plus compliquée que jamais, attendre sans rien faire n’est cependant plus vraiment une option. «Nous encourageons nos clients à se préparer à la possibilité d’un Brexit dur», déclare Wolfgang Reinel, Managing Director European Logistics North Central Europe chez DACHSER. Dans le cas où la Grande-Bretagne quitterait l’UE le 29 mars sans accord, des temps d’attente plus longs dus aux contrôles aux frontières seraient inévitables. Les entreprises qui transportent des marchandises depuis et vers la Grande-Bretagne devraient donc vérifier minutieusement leur chaîne logistique et se faire une idée d’ensemble de l’évolution des volumes, consolider les expéditions dans la mesure du possible, ainsi que vérifier la création de stocks de sécurité, pour combler les temps d’attente potentiels.

S’adapter au dédouanement

Les retards lors du franchissement de la frontière seraient, dans le cas d’un Brexit dur, l’un des grands défis: l’autre serait la nouvelle charge bureaucratique pour le transport de marchandises avec la Grande-Bretagne. Un Brexit dur rendrait nécessaire un régime douanier suivant les règles de l’OMC. Ce sont en particulier les expéditeurs qui n’ont pas encore d’expérience d’importation et d’exportation avec des pays en dehors de l’UE qui devraient se préparer à l’avance, afin que pour fin mars, après la date limite prévue, leurs marchandises soient prêtes pour le franchissement des frontières. Car sans les documents nécessaires, il y aurait encore plus de retards.

En effet, les projets actuels aux ports de Douvres et de Calais misent sur une déclaration en douane anticipée, afin de permettre un franchissement de frontière aussi fluide que possible. A Calais, à l’avenir, pour l’exportation de marchandises de l’UE vers la Grande-Bretagne, les procédures douanières déjà faites à l’avance pourraient être associées aux procédures de transit pour les plaques d’immatriculation des camions de transport et, si possible, recevoir l’attribution d’un numéro collectif MRN (numéro de référence de mouvement). Dès que le véhicule arrive au terminal du ferry ou du tunnel sous la Manche, il y aurait un processus aussi automatisé que possible à la sortie: les contrôles aux terminaux de douanes seraient annulés, de simples contrôles aléatoires seraient suffisants. Un processus similaire serait également possible pour l’importation de marchandises. La Grande-Bretagne prévoit aussi de se limiter à des contrôles aléatoires aux ports d’entrée et au tunnel sous la Manche. A cet effet, il faudrait également rendre des déclarations en douane anticipées, pour éviter de longs temps d’attente aux bureaux de douane d’entrée.

«En ce qui concerne les questions douanières, DACHSER peut soutenir ses clients de différentes manières. Toutefois, nous avons pour cela besoin d’une communication étroite», explique Vinzenz Hingerl, Department Head Customs chez DACHSER. Une condition essentielle pour la déclaration en douane, aussi bien en Grande-Bretagne que dans l’UE, sont les numéros EORI (Economic Operator Registration and Identification), ainsi que les classifications de produits correctes pour les marchandises à transporter. A cela s’ajoutent les documents commerciaux douaniers et les factures commerciales. «Tout cela se prépare déjà à l’avance», poursuit Vinzenz Hingerl. «Il est également important de convenir avec les partenaires commerciaux de l’Incoterm à utiliser à l’avenir, pour déjà éviter au préalable les retards lors de l’exécution. Celui-ci définit qui sera chargé des formalités douanières à l’avenir et prendra en charge les coûts de dédouanement et les droits de douane.» De plus, le «UK Trade Tariff» applicable dans le cas d’un Brexit dur a déjà été publié (lien: https://www.gov.uk/government/publications/uk-goods-and-services-schedules-at-the-wto). De cette manière, les dépenses douanières futures sont calculables préalablement. Les interlocuteurs des succursales de DACHSER offrent leur assistance pour les questions douanières, au moyen de listes de contrôle et de conseils individuels, afin que nous puissions tous agir aussi efficacement que possible à partir d’un possible jour X. Les clients qui doivent effectuer des transports depuis et vers la Grande-Bretagne devraient à présent chercher à prendre contact. En général, les expéditions depuis et vers l’Irlande sont pour l’instant aussi transportées via la Grande-Bretagne. Dans ce cas aussi, il est recommandé de prendre contact avec un interlocuteur de DACHSER.

Un réseau pour toutes les situations

Au cours des mois précédents, DACHSER s’est préparé intensivement à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Pour le dédouanement, les clients peuvent s’appuyer sur l’expertise et les ressources du réseau du prestataire logistique. Simultanément, DACHSER investit dans le personnel, la formation continue et l’adaptation de l’infrastructure informatique. D’autres mesures pour atténuer les possibles conséquences d’un Brexit dur portent sur les projets de transport, ainsi que des points de transbordement et des aires de stockage supplémentaires.

«Les incertitudes font partie de la logistique», selon Wolfgang Reinel. «Le Brexit est un défi et DACHSER y est préparé. La Grande-Bretagne est et reste une partie importante du réseau européen DACHSER. Nous y enregistrons une croissance constante. Et malgré les dérangements que le Brexit pourrait causer, nous nous attendons à ce que cette tendance positive se poursuive dans notre filiale nationale en Grande-Bretagne.»

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http://www.dachser.com/ch/fr/Brexit-Times-almost-up_1892.htm